Le dernier jour d'un condamné
Texte étrangement moderne, bouleversant et dérangeant, « Le dernier jour d’un condamné » constitue un réquisitoire véhément contre la peine de mort en décrivant l’horreur, l’absurdité d’une situation dans laquelle se trouve n’importe quel homme à qui l’on va trancher le cou ainsi que la redoutable attente solitaire du condamné.La scénographie, résolument moderne souligne cet enfermement et cet isolement qui contraignent le personnage à une introspection et l’emmènent douloureusement vers le souvenir de ses proches qu’il ne verra plus.
La parole de Victor Hugo, alors âgé de 27 ans, résonne encore, plus de 150 ans après, comme celle d’un homme de lettres mais aussi comme celle d’un citoyen de son temps : il ose parler du condamné et non de la victime. Son discours nous réveille, nous fait réagir et nous nous posons enfin des questions :
Est-il normal pour une société de tuer ses contemporains ?
Devons-nous nous laisser aller à la vengeance ?
Comment garantir la justice ?
Quelles réponses pouvons-nous apporter à ces questions qui restent posées encore aujourd’hui ?
Comment répondre à ce jeune auteur de 27 ans qui s’appelle Victor Hugo ?
Ce spectacle professionnel est précédé par un texte de Victor Hugo, Comédie pour une tragédie, mis en Scène par Pierre Treille et joué par la Troupe Amateur de Scène en Vie


